Vedette curseur

Bushido Blade, le jeu de baston qui te "one-shot"

Dans les années 90, deux studios vont tenter d'imposer leur vision du jeu de baston à l'arme blanche. D'un côté, Namco avec son Soul Blade opte pour un gameplay très arcade, où les personnages enchaînent les combos acrobatiques sans trop se soucier d'un quelconque réalisme. En face, Squaresoft propose une approche plus fine avec son Bushido Blade. Cette quasi-simulation fait table rase des codes du jeu de combat: Il n'y a même pas de barre de vie! Un seul coup de sabre bien placé suffit à tuer l'adversaire. 

La suite de l'histoire est assez connue : Rebaptisée Soul Calibur, la série de Namco va rencontrer un énorme succès, bien aidée par un marketing outrancièrement sexiste et des choix de design plutôt gonflés. De son côté, Bushido Blade devra se contenter d'un petit succès d'estime (la malédiction des jeux de baston signés Squaresoft...) et d'une suite jamais sortie en occident.

Bushido Blade Cover

High Score, quand Netflix réécrit l'histoire du jeu vidéo

High Score est une série documentaire consacrée au jeu vidéo et produite par Netflix. En 6 épisodes de 45 minutes, la plate-forme de streaming nous propose un voyage dans le temps, depuis les origines du jeu vidéo (Pong, Space Invaders...) dans les 70's jusqu’à l’avènement de la 3D dans les années 90. 


Netflix High Score

Musique et jeu vidéo, l'accord parfait?

Très tôt, je me suis pris d'affection pour les musiques de jeux vidéo. C'est avec la NES que tout à commencé. Bon, je sais, 8bit = Chiptune, bip bip/pouet pouet et textures sonores pas folichonnes… Mais déjà à l’époque, certains jeux sortaient du lot avec des bandes originales simples mais entêtantes, dont les mélodies restaient dans la tête pendant des jours entiers.

Mon premier coup de coeur, c'était Shadowgate, un jeu d’aventure “point and click” où il fallait ramasser des objets et les utiliser au bon endroit. D’un point de vue strictement ludique, c’était pas foufou, mais l’ambiance sonore donnait au jeu un vrai supplément d’âme. Écoutez moi ces mélodies, est ce que c'est pas totalement hypnotique?

Shadowgate

Dragon Quest, le précurseur du RPG japonais

De la longue série Dragon Quest, je ne connais pas grand chose. J’ai fait le premier épisode… et le 11ème. Le grand écart ! Pourtant, c’est un univers que je trouve très attachant et sur lequel j’ai envie de m’attarder un peu aujourd’hui avec ce test de Dragon Quest 1 (A.k.a. Dragon Warrior aux USA), l’épisode fondateur paru sur Nes en 1986. 

Dragon Quest 1

The Dark Eye, dans les cauchemars d'Edgar Poe

Le CD ROM voit le jour en 1985, mais c’est dans les années 90 que le petit disque de plastique va réellement prendre son essor. Compact et pas cher, ce support permet alors de stocker 650 Mo de données ! Une capacité ÉNORME pour l’époque, qui ouvre la voie à toute une génération de jeux d'aventure “réalistes” et cinématographiques, où des acteurs filmés sur fonds verts évoluent dans des décors en 3D précalculée. 

Si quelques titres réalisés avec cette technique sont rentrés dans la légende (The 7th Guest, Myst, Phantasmagoria... j'en oublie sans doute), il y a aussi eu pas mal de déchets, d’expérimentations et de produits trop bizarres pour trouver un public. Dans ce petit musée de l’étrange, The Dark Eye tient une place de choix. Ce jeu d’aventure développé en 1995 par le studio americain Inscape donne vie à plusieurs nouvelles de l'écrivain Edgar Allan Poe, sous la forme d’un point and click en vue subjective. 

Marathon, l'ancêtre de Halo

Halo, tout le monde connaît ! Le blockbuster SF créé par Bungie Software a fait les beaux jours des consoles Xbox, et même si la licence a perdu un peu de son aura au fil des épisodes, elle fédère toujours une importante communauté de fans. Si la notoriété de Bungie repose quasi exclusivement sur Halo, le studio americain n'a pas attendu les aventures du Major pour nous envoyer casser de l'extraterrestre. Près d'une décennie avant la sortie du premier Halo, Bungie s’essayait déjà au shooter futuriste avec...  Marathon ! 

Marathon Bungie

Alien Trilogy : Dans l'espace, personne ne vous entendra mourir

Les adaptations de films en jeux vidéos, c’est une histoire compliquée. On ne compte plus les licences souillées, saccagées, MASSACRÉES par des studios peu scrupuleux. Depuis la préhistoire du jeu vidéo (E.T. sur Atari...), l’acquisition des droits d’un film populaire sert souvent de prétexte à sortir un étron vite démoulé pour surfer sur la hype et grappiller des ventes faciles sans se casser la tête. Heureusement, il y a aussi de bonnes adaptations, réalisées par de vrais passionnés. C’est rare, mais ça arrive! 

Prenons Alien Trilogy par exemple : Un petit FPS assez basique en apparence, avec des couloirs, quelques armes, et une technique rudimentaire. Sur le papier, ça vend pas du rêve, mais les développeurs vont complètement s’approprier l’identité des films et faire de leur jeu un grand et sincère hommage. 

Alien Trilogy Psone

Fighting Force, le bourre-pif convivial

À l’ère des consoles 16 bit, le Beat Them All est roi ! On avance, on frappe… et on répète à l’infini ! Simple et totalement addictif. Les Street Of Rage et autres Final Fight remportent un grand succès, et la formule se décline à toutes les sauces (Tortues Ninja, Batman... SAILOR MOON!?! O_o), jusqu'à l'écoeurement.

Avec l’arrivée des consoles 32 bit, le genre va tenter de se réinventer en 3D, mais sans parvenir à trouver la bonne formule. Linéaire et répétitif par nature, il ne correspond tout simplement plus aux attentes d’un public désormais friand de liberté et de grandes aventures. 

Le Beat Them All tel qu’on le conçoit à l’époque (bien avant le renouveau incarné par Devil May Cry et PlatinumGames) aura tout de même droit à son chant du cygne, en 1997, avec le sympathique Fighting Force. S’il reste très classique (des rues, des truands, de la baston), la sauce prend et c’est l’un des rares bons jeux du genre sur Psone. 

Fighting Force cover